|
ÉTUDES
RAPPORT SUR LA SITUATION DES PROFESSEURS AGRÉGÉS AFFECTÉS À TITRE DÉFINITIF DANS L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR (POSTES DITS DE PR.AG.) VI) REMARQUES DIVERSES VI-1) Délocalisations et antennes universitaires La Société des agrégés rappelle que la plupart des universités possèdent maintenant des « antennes » ou des « délocalisations » qui peuvent être nombreuses, très dispersées, éventuellement très éloignées de l'université. Elle proteste vivement contre l'idée, exprimée parfois sans ménagement, selon laquelle les professeurs agrégés seraient affectés dans l'enseignement supérieur précisément pour répondre au besoin d'enseignement dans ces « antennes » ou « délocalisations ». Elle demande que l'affectation correspondant au code informatique figurant sur l'arrêté individuel d'affectation établi au nom du professeur agrégé soit strictement respectée. Dans le cas où un même code informatique servirait à l'identification de plusieurs « sites » d'un même établissement, la Société demande fermement qu'un document écrit précisant le lieu d'exercice soit remis par le chef d'établissement au professeur nouvellement affecté. VI-2) Détachements divers Si un professeur agrégé affecté dans l'enseignement supérieur accepte un détachement à l'étranger, par exemple pour devenir membre de la Casa de Velázquez ou des Écoles françaises d'Athènes, du Caire ou de Rome, il perd son poste de « Pr.Ag. », parce qu'il est automatiquement remis à la disposition du second degré. La Société des agrégés demande instamment que les professeurs agrégés affectés dans l'enseignement supérieur, et particulièrement susceptibles de participer au rayonnement de la France dans ses institutions sises à l'étranger, puissent être candidats au détachement sans perdre leur affectation dans l'établissement supérieur où ils ont été précédemment nommés. Par ailleurs, du point de vue statutaire, rien ne s'oppose à ce qu'un professeur agrégé affecté dans l'enseignement supérieur soit candidat à un poste d'ATER. Placé en position de détachement, il perd cependant son affectation définitive sur son poste de Pr.Ag. La Société des agrégés demande que les professeurs agrégés affectés dans l'enseignement supérieur, particulièrement aptes à la recherche, puissent se porter candidats à des postes d'ATER sans perdre leur affectation préalable. Ces exemples prouvent qu'il est urgent que les professeurs agrégés affectés dans l'enseignement supérieur puissent se porter candidats à des postes en détachement tout en conservant leur affectation dans leur établissement, comme la possibilité en est offerte, à juste titre, aux enseignants-chercheurs (article 17 du statut des enseignants-chercheurs). VI-3) Titre Nous insistons pour obtenir l'abandon du sigle « Pr.Ag. » par le Ministère et dans tout document officiel émanant de quelque organisme que ce soit. Si ce titre peut être utile dans l'usage familier, il constitue un manque de respect avéré pour les personnels concernés. L'expression « enseignant » ou « enseignant titulaire », par opposition à « enseignant-chercheur », ne saurait être retenue, car elle ne fait référence à aucun statut et à aucun grade, mais désigne seulement une fonction. Quant à l'expression « personnel de statut second degré », elle est visiblement impropre, puisque le statut des professeurs agrégés (article 4 du décret de 1972) prévoit précisément leur affectation possible dans l'enseignement supérieur. Nous demandons donc que nos collègues soient systématiquement désignés dans les documents officiels par leur titre complet de « professeurs agrégés ».
Société des Agrégés de l'Université, Copyright © 2003
|
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||