Histoire du concours

L’agrégation, créée par des lettres patentes, a beaucoup changé : des trois ordres (philosophie, belles-lettres, grammaire) de 1766 à la trentaine de sections et d'options littéraires, scientifiques et techniques des concours externe et interne d'aujourd'hui, des 30 premiers lauréats aux 2300 admis de 2014, elle s’est adaptée, tout en conservant son essence : la recherche de l’excellence. 

L’agrégation est invoquée chaque fois qu’il s’agit de donner ses lettres de noblesse à une discipline : on demande alors la création d’une section du concours. Mais surtout, l’agrégation apparaît, chaque fois, à des tournants majeurs de l’Histoire : lorsqu’il s’agit de trouver des enseignants laïcs pour remplacer les Jésuites, lorsqu’il s’agit de refonder l’université après la Révolution, lorsqu’il s’agit de développer l’enseignement féminin.

Si l’éducation a toujours été un levier politique, elle n’a jamais été à ce point mondialisée et soumise à la concurrence internationale. Jamais on n’a autant considéré un pays à l’aune de sa « réussite éducative ». Devant la diffusion massive de l’anglais, devant les modifications des modes de transmission et l’apparition des cours et universités en ligne, devant la diversité des modes de recrutement des professeurs, l’agrégation a un brillant avenir.

 

Bibliographie  

CHERVEL AndréHistoire de l’agrégation. Contribution à l’histoire de la culture scolaire, Paris, INRP, éditions Kimé, 1993, 289 p.

VERNEUIL, Yves, Les agrégés : histoire d’une exception française. Paris, Belin, 2005, 367 p.

CHERVEL André, COMPERE Marie-Madeleine, «Les candidats aux trois concours pour l'agrégation de l'Université de Paris (1766-1791)», juin 2002  

 

 

 

     en 2016 nous fêtons

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     250 ans de l'agrégation

      40 ans de l'unification

    des concours masculins

   et féminins de l'agrégation