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ACTIVITÉS
La SOCIÉTÉ DES AGRÉGÉS DE L'UNIVERSITÉ est une association régie par la loi de 1901 qui est ouverte à tous les lauréats des concours d'agrégation dès leur succès, et quelles que soient leurs fonctions. Son objectif est double: défendre les intérêts spécifiques des agrégés par concours et promouvoir un enseignement démocratique de qualité. En nous rejoignant, vous augmenterez l'influence de notre association et vous bénéficierez directement des résultats de son action et de ses services individualisés pour toutes les questions concernant l'enseignement et votre carrière: mutations, détachements, réintégrations, reclassements... Notre bulletin, l'Agrégation, paraissant six fois dans l'année universitaire, publie les règlements concernant le statut des agrégés ainsi que de très utiles renseignements administratifs, statistiques et financiers, dans des rubriques telles que "Lu au B.O.", tableaux complets des traitements, seuils d'avancement. Il analyse également, d'une façon approfondie, les dossiers d'actualité. Lien sans équivalent entre tous les agrégés par concours, il leur permet de participer activement à la vie de notre association, de s'exprimer dans une tribune, d'annoncer leurs publications et de se retrouver par un annuaire et un carnet régulier. Considérant que le principe des concours nationaux comportant des écrits anonymés et des oraux appréciés collégialement reste la meilleure garantie d'un recrutement juste et démocratique, nous estimons que toutes les nominations de professeurs titulaires et tous les changements de corps devraient se faire par ces concours, car tout poste attribué sans concours représente une place de moins au concours de CAPES, de CAPET ou d'agrégation. D'autre part, la Société des agrégés n'a cessé de protester contre les recrutements "en accordéon" et réclame la publication du plan pluriannuel de recrutement inscrit à l'article 16 de la loi d'orientation de 1989. La répartition des postes doit être rendue publique avant la clôture des inscriptions. Les épreuves écrites des concours ne doivent plus être placées avant mai et/ou pendant les vacances. Nous nous préoccupons bien entendu de la place de l'agrégé dans la fonction publique estimant que l'agrégation doit garantir des fonctions spécifiques - dans l'enseignement secondaire : nomination prioritaire en lycée, sans exclure la possibilité de demander un collège pour convenances personnelles, affectations ministérielles sur un poste stable, refonte complète du mouvement (la Société des agrégés a formé un recours en Conseil d'Etat contre "la gestion déconcentrée" des mutations appliquée depuis 1998-1999), maintien de la gestion nationale des professeurs agrégés. Le barème actuel ne tenant plus aucun compte du grade, il faudrait distinguer postes d'agrégés et postes de certifiés et permettre à l'Inspection générale d'intervenir plus largement dans les nominations à des emplois de responsabilités particulières dans les classes de baccalauréat, comme cela existe dans les classes préparatoires et, depuis 1987 et à notre demande, dans certaines S.T.S. Il faudrait aussi mettre au mouvement tous les postes disponibles. En cas de partition ou de suppression de poste, nous considérons que la règle du "dernier arrivé premier déplacé" doit être abrogée. Enfin, nous estimons que la définition du service des agrégés doit être faite sur la base de 15 heures de cours dans toutes les disciplines. - dans l'enseignement supérieur : notre association est opposée au statut du 6 juin 1984 des enseignants-chercheurs qui alourdit les tâches, exclut les agrégés en tant que tels de postes de maîtres de conférences tout en autorisant le détachement d'autres fonctionnaires non titulaires d'une thèse, supprime la fonction d'assistant pour la recréer à titre précaire sous des formes diverses A.T.E.R., allocataires de recherche et allocataires moniteurs. Soucieuse de défendre le rôle des agrégés dans l'enseignement supérieur la Société a demandé que soit définie une position administrative équivalente à celle des assistants et qui permette la rédaction d'une thèse (demande partiellement satisfaite par la modification du décret de 1993) mais aussi que soient révisées les conditions de travail de tous les agrégés (dits Prag), notamment par une réduction à 288 h du maximum de service inscrit dans le décret de 1993. La Société s'opposera à tout alourdissement du service des professeurs des universités et maîtres de conférences. Pleinement consciente d'autre part de la liaison nécessaire entre le second degré et le supérieur et du rôle capital que les agrégés ont à y jouer, elle veille à ce que l'agrégé titulaire dans l'enseignement supérieur puisse continuer, s'il le désire, d'avoir la possibilité d'être réintégré dans le corps des professeurs agrégés de lycée. - statut et carrière : nous ne pouvons accepter que les agrégés soient le seul corps exclu, en tant que tel et délibérément depuis 1989, de toute revalorisation indiciaire. Nous demandons par conséquent que des points indiciaires soient accordés à tous les agrégés en activité ou à la retraite. Quant au nombre des bénéficiaires des chaires supérieures et de la hors-classe (créée à l'initiative de la Société), il a augmenté sensiblement en 2007, mais il n'y a pas eu de création de postes de chaires supérieures depuis 1996, et le nombre de créations de postes de hors-classe reste encore insuffisant pour atteindre l'objectif de l'échelle lettre A pour tous les agrégés. - exercice du métier : soucieux de faire respecter la dignité et l'indépendance du professeur dans l'exercice de ses fonctions, nous n'admettons pas que les usagers d'un service public ou les instances locales puissent se substituer aux autorités administratives et pédagogiques dans le déroulement des conseils de classe, dans la fixation du programme, voire dans l'appréciation du travail du personnel: les professeurs sont des fonctionnaires de l'Etat qui ont à renouveler et à transmettre un savoir on ne saurait les obliger à devenir des animateurs ou des tuteurs ou à appliquer un projet d'établissement qui, à notre avis, porte atteinte à l'unité du service public. Nous estimons que seul un jury de professeurs de l'enseignement public, extérieur à l'établissement et statuant à partir d'écrits anonymes et d'oraux appréciés collégialement, a le droit d'accorder des diplômes nationaux ou des propositions d'équivalence à ces diplômes. Notre association a approuvé le rétablissement de l'examen obligatoire pour l'obtention du Brevet des collèges, mais estime que la structure des épreuves n'est pas satisfaisante. Nous pensons que des programmes et des examens nationaux peuvent seuls garantir un enseignement de haut niveau et authentiquement démocratique. Il n'est pas possible ici de revenir sur toutes les actions de la Société des agrégés. Rappelons simplement ses analyses critiques et ses propositions concernant le socle commun, le cahier des charges des IUFM, la dénonciation de l'injustice que représentait la modification des décrets de 1950, la violence à l'école... Vous remerciant par avance de votre confiance et dans l'espoir de vous compter bientôt parmi nous, je vous prie d'agréer, chère Collègue, cher Collègue, l'expression de notre cordial dévouement. Pour le bureau Jean-Michel LÉOST Société des
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2003-2007
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